La France et l’Ukraine ont fait match nul 1 partout, ce mercredi soir, pour ce premier match de la campagne de qualification au Mondial-2022.

l'essentiel La France et l’Ukraine ont fait match nul 1 partout, ce mercredi soir, pour ce premier match de la campagne de qualification au Mondial-2022.

Les trois derniers France-Ukraine étaient des matches à part. Historiques, même. En novembre 2013, après un match catastrophique au match aller à Kiev (2-0), les Bleus avaient bien failli ne jamais voir la Coupe du monde au Brésil si Mamadou Sakho, habité par l’esprit de Lilian Thuram contre la Croatie en 1998, n’avait pas fait traîner son tibia pour marquer un doublé décisif (victoire 3-0). La célébration chaloupée du défenseur centrale est encore dans toutes les têtes. Une remontée qui avait définitivement lancé l’ère Didier Deschamps avec les Bleus, démarrée en 2012.

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Sept ans plus tard, en octobre 2020, rien à voir. La France est championne du monde en titre, favorite pour l’Euro et atomise les hommes d’Andrei Shevchenko 7-1, guidée par un Olivier Giroud des grands soirs. L’ex-Montpelliérain, capitaine pour sa 100e sélection, inscrivait ses 41e et 42e buts, devançant l’icône Michel Platini en tête du classement des buteurs. “DD” se payait même le luxe de lancer les petits jeunes (Camavinga, Upamecano, Aouar).

Solide bloc ukrainien

Eh bien hier soir, ce France-Ukraine ne s’est pas montré à la hauteur de ses prédécesseurs. Pourtant, il n’était pas question pour Deschamps d’effectuer des tests, mais bien d’envoyer l’artillerie lourde pour bien démarrer cette phase de qualification pour la Coupe du monde au Qatar en 2022 (18 novembre – 16 décembre). En face, l’Ukraine, à peine plus inspirée offensivement que six mois plus tôt, a préféré bétonner le bloc défensif avec cinq joueurs pour museler les mobylettes Coman et Mbappé. C’est d’ailleurs l’attaquant du Bayern Munich qui a allumé les premiers pétards sur son côté droit, souvent soutenu par Benjamin Pavard.

Un bijou et puis c’est tout

Un côté droit 100 % bavarois sur lequel les coéquipiers de Hugo Lloris ont beaucoup insisté, et qui a permis à Antoine Griezmann de faire sauter le verrou jaune (1-0, 19e) d’une splendide enroulée du pied gauche dans le petit filet opposé d’un Bushchan impuissant. Un bijou. Le 34e but de la carrière du Barcelonais en Bleu, rejoignant David Trézeguet au classement des buteurs.

En première période, les Français ont essayé, provoqué, sans jamais réussir à se créer d’occasions nettes, exceptées celles d’Olivier Giroud en première période. L’attaquant de Chelsea a même manqué l’immanquable (11) sur un caviar d’Hernandez, puis vu sa tête passée juste au-dessus sur un centre de Pavard (32).

La suite ? Pas grand-chose. L’ennui même. La rencontre a d’avantage été animée les passes manquées, centres dans le vide ou attaques amorphes, inhabituels pour des joueurs de ce calibre, que les envolées de l’armada offensive des Bleus. Les Ukrainiens, de leur côté, ont appliqué leur plan à la perfection. Que la bande à “Grizou” n’a jamais réussi à déjouer. Peut, doit, mieux faire.


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