La compagnie nucléaire nationale d’Ukraine Energoatom a signé avec l’Américain Westinghouse Electric Compagny un accord pour l’installation de...-energie-petrole

Ce marché-là ne sera pas pour EDF et ses réacteurs EPR de 1650 MW. C'est l'Américain Westinghouse Electric Compagny qui fournira le nouveau nucléaire ukrainien. Mercredi 1er septembre, la compagnie nucléaire nationale du pays, Energoatom, a signé un accord avec le groupe américain pour l’installation de plusieurs réacteurs AP1000 dans le pays. Un choix plus politique, que technologique, même si le type de réacteur proposé par Westinghouse a dû peser.

Les AP1000 sont des réacteurs de troisième génération (GENIII+) post Tchernobyl, comme l’EPR. D’une puissance d'environ 1 100 MW, ils disposent "de systèmes de sécurité passive et de caractéristiques uniques, telles que la standardisation qui réduira le temps et le coût de construction", explique Westinghouse dans son communiqué. Ils ont été certifiés aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie. Quatre unités sont en service en Chine.

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Mais comme pour les deux EPR en construction en France à Flamanville (Manche) et en Finlande à Olkiluoto, les deux exemplaires d’AP1000 en construction aux États-Unis sur la centrale de Vogte (Géorgie), n’ont toujours pas démarré. Un nouveau délai à 2022, voire 2023, et un surcoût de 460 millions d’euros ont encore été annoncés par Georgia Power le 29 juillet. À date, les deux AP1000 américains devraient donc coûter 27 milliards de dollars, au lieu des 14 milliards prévus initialement. Les mises en service sont maintenant prévues courant 2022 et 2023.

Motivation géopolitique

Comme EDF avec l’EPR de Framatome, Westinghouse avance en Inde sur un projet de six réacteurs AP1000. L’Américain est aussi sur les rangs pour des projets de nouvelles centrales dans des pays d'Europe centrale et orientale, d'Asie et par des services publics aux États-Unis.

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Son principal avantage est donc plutôt géopolitique. Signer avec la Corée du Sud, qui a mis en service en 2020 aux Emirats Arabes Unis, à la centrale de Barakah, un des quatre réacteurs APR1400 vendus en 2007, n’a pas forcément d’intérêt. Se tourner vers la Chine, qui a démarré en janvier son premier réacteur de 3e génération Hualong One (ou HPR1000), est un pari hasardeux. La dernière option était celle des VVRR du russe Rosatom. Après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2017, autant dire que cela n’a même pas été envisagé.


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