REPORTAGE - En passant par la Russie, pas besoin de visa pour arriver en Ukraine pour tous ceux qui fuient la dictature de Loukachenko.

REPORTAGE - En passant par la Russie, pas besoin de visa pour arriver en Ukraine pour tous ceux qui fuient la dictature de Loukachenko.

De Kiev

Le même ballet incessant agite depuis plusieurs mois cet appartement soviétique refait à neuf de Kiev. Ce refuge temporaire spacieux accueille des dizaines de Biélorusses de tous âges ayant fui la répression du régime d’Alexandre Loukachenko, dont la réélection contestée, le 9 août 2020, a provoqué d’importantes vagues de manifestations réprimées de plus en plus violemment.

Depuis un an, de nombreux opposants se sont réfugiés à l’étranger, en Lituanie, en Pologne, et ici, en Ukraine. Dans ce refuge de Kiev, toutes les classes de la société biélorusse sont représentées: des journalistes et des défenseurs des droits humains, mais aussi des enseignants, des étudiants, des ingénieurs, et aussi des «gens ordinaires», comme ils se présentent, qui ont fui des poursuites, parfois pour une pancarte ou des opinions un peu trop bruyantes. «Nous, on est là parce qu’on a organisé des “subbotniki” (en URSS, un jour où des «volontaires» s’occupaient des espaces publics, NDLR). En gros, on nous a

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